Comment se déplacer facilement au vietnam ?

Le Vietnam, pays en forme de S s’étirant sur plus de 1 700 kilomètres du nord au sud, offre une diversité géographique exceptionnelle qui nécessite une planification minutieuse des déplacements. Entre les montagnes du nord, les plaines côtières centrales et le delta du Mékong au sud, chaque région présente ses spécificités en matière de transport. La modernisation rapide du pays a considérablement amélioré les infrastructures de transport, rendant les voyages plus confortables et plus sûrs qu’auparavant. Que vous souhaitiez explorer les rizières en terrasses de Sapa, naviguer dans la baie d’Halong ou découvrir l’effervescence de Ho Chi Minh-Ville, maîtriser les différents modes de transport vietnamiens s’avère essentiel pour optimiser votre expérience de voyage.

Transports aériens domestiques : compagnies et liaisons inter-régionales

L’aviation domestique vietnamienne a connu une croissance remarquable ces dernières années, transformant radicalement la façon dont les voyageurs parcourent le pays. Avec plus de 20 aéroports répartis sur l’ensemble du territoire, le réseau aérien offre aujourd’hui une alternative rapide et efficace aux longs trajets terrestres. Cette révolution du transport aérien domestique répond parfaitement aux besoins des voyageurs disposant d’un temps limité pour explorer les multiples facettes du Vietnam.

Vietnam airlines et jetstar pacific pour les trajets Hanoï-Ho chi Minh-Ville

Vietnam Airlines, compagnie nationale du pays, maintient sa position de leader sur les liaisons domestiques grâce à sa flotte moderne et son service de qualité. La liaison Hanoï-Ho Chi Minh-Ville, véritable épine dorsale du transport aérien vietnamien, propose jusqu’à 15 vols quotidiens avec des appareils Airbus A321 et Boeing 787. Les tarifs oscillent généralement entre 80 et 150 USD selon la période et l’anticipation de réservation. Jetstar Pacific, filiale low-cost du groupe Jetstar, révolutionne le marché avec des prix défiant toute concurrence, parfois inférieurs à 50 USD pour des réservations anticipées.

La ponctualité constitue un atout majeur de ces deux compagnies, avec un taux de respect des horaires supérieur à 85%. Les vols matinaux affichent généralement une meilleure ponctualité, particulièrement appréciée des voyageurs d’affaires. La durée de vol entre les deux métropoles n’excède jamais 2h20, un gain de temps considérable comparé aux 30 heures nécessaires par voie terrestre.

Vietravel airlines et bamboo airways : alternatives émergentes

L’émergence de nouvelles compagnies aériennes enrichit considérablement l’offre de transport domestique. Bamboo Airways, lancée en 2019, s’impose rapidement comme une alternative crédible avec ses Boeing 787 Dreamliner et Embraer E190. Cette compagnie mise sur un positionnement premium à prix accessible, proposant des services à bord de qualité supérieure tout en maintenant des tarifs compétitifs.

Vietravel Airlines, bien que plus récente sur le marché, cible spécifiquement les destinations touristiques émergentes avec des liaisons directes vers Phu Quoc, Con Dao ou encore Buon Ma Thuot. Ces compagnies développent également des partenariats stratégiques avec les tour-opérateurs locaux, facilitant l’organisation de circuits multi-destinations.

Aéroports régionaux de da nang, nha T

Aéroports régionaux de da nang, nha trang et phu quoc

Au-delà des grands hubs que sont Hanoï et Ho Chi Minh-Ville, plusieurs aéroports régionaux jouent un rôle clé pour optimiser vos déplacements au Vietnam. L’aéroport international de Da Nang constitue la principale porte d’entrée du Centre, idéal pour rejoindre Hoi An, Hué ou les plages de My Khe. De nombreux vols domestiques quotidiens relient Da Nang à Hanoï, Ho Chi Minh-Ville, Hai Phong ou encore Can Tho, avec des durées de vol comprises entre 1 h et 1 h 30.

Sur la côte sud, Nha Trang – Cam Ranh dessert l’une des stations balnéaires les plus prisées du pays. Les compagnies low-cost proposent régulièrement des promotions très attractives vers cette destination, notamment en basse saison (mai-juin et septembre-octobre). Enfin, l’île de Phu Quoc, au large du Cambodge, est reliée par avion à la plupart des grandes villes vietnamiennes, ce qui en fait une extension balnéaire idéale en fin de séjour. Là aussi, un vol interne vous fera gagner un temps précieux par rapport au ferry et à la route.

Réservations en ligne via 12go.asia et baolau.com

Pour organiser facilement vos trajets en avion au Vietnam, les plateformes de réservation en ligne constituent désormais un réflexe pratique. Des sites comme 12go.asia ou Baolau.com permettent de comparer en quelques clics les horaires, les compagnies et les tarifs sur l’ensemble des liaisons domestiques. Vous pouvez y réserver vos billets avec une carte internationale, ce qui évite les files d’attente dans les agences locales ou aux comptoirs des aéroports.

Ces plateformes agrègent également d’autres moyens de transport, comme le train ou le bus, ce qui vous aide à bâtir un itinéraire cohérent de Hanoï à Ho Chi Minh-Ville sans jongler entre plusieurs sites. Avant de valider, pensez à vérifier les conditions de bagages, en particulier sur les compagnies low-cost où le bagage en soute est souvent en supplément. Comme pour les vols internationaux, réserver vos segments domestiques 3 à 6 semaines à l’avance permet généralement d’obtenir les meilleurs prix, surtout pendant les pics de fréquentation comme le Têt ou les vacances d’été vietnamiennes.

Réseau ferroviaire vietnamien : reunification express et trains couchettes

Si vous disposez de temps et que vous aimez voyager en observant le paysage défiler, le train au Vietnam est une excellente option. Le réseau ferroviaire longe la côte, traverse des régions rurales et offre parfois des panoramas spectaculaires, notamment entre Hué et Da Nang. Moins rapide que l’avion, le train reste toutefois plus sûr et souvent plus confortable que les longs trajets en bus, surtout la nuit. C’est aussi un moyen de transport idéal pour rencontrer des Vietnamiens et vivre une expérience de voyage plus authentique.

Ligne principale Nord-Sud de 1 726 kilomètres dong Dang-Ho chi Minh-Ville

La colonne vertébrale du réseau est la ligne dite de la Réunification, qui s’étend sur environ 1 726 kilomètres, de Dong Dang, à la frontière chinoise, jusqu’à Ho Chi Minh-Ville. Entre Hanoï et Saigon, comptez 30 à 35 heures de trajet selon le type de train et les arrêts prévus. Cela peut sembler long, mais n’oublions pas qu’il s’agit de traverser quasiment tout le pays sur une seule voie ferrée, parfois au milieu de zones montagneuses ou côtières.

De nombreux voyageurs choisissent de ne parcourir que certains tronçons emblématiques plutôt que la ligne entière. Par exemple, le segment Hanoï – Ninh Binh, Hué – Da Nang ou encore Nha Trang – Saigon sont particulièrement appréciés. En fractionnant ainsi votre itinéraire, vous transformez chaque portion de rail en petite aventure plutôt qu’en marathon ferroviaire.

Classes SE1, SE3 et trains express climatisés

Les trains vietnamiens portent des codes comme SE1, SE3 ou SE19 pour désigner les express climatisés les plus récents. Les rames de type SE offrent en général un meilleur niveau de confort, une climatisation plus stable et des horaires plus fiables que les trains plus anciens marqués TN ou SP (pour certaines lignes régionales). Pour voyager de nuit, vous aurez le choix entre des couchettes dures (6 lits par compartiment) et des couchettes molles (4 lits), ces dernières étant nettement plus confortables pour un long trajet.

Les sièges assis (soft seat) peuvent convenir pour des trajets de quelques heures, mais deviennent vite fatigants sur une nuit complète. Si votre budget le permet, privilégiez les couchettes molles dans les trains SE1 ou SE3, particulièrement recommandés sur les axes Hanoï – Hué – Da Nang ou Hanoï – Lao Cai (Sapa). On peut comparer ces choix de classe à ceux d’un hôtel : vous pouvez dormir dans une chambre simple et fonctionnelle ou dans une chambre un peu plus confortable, la qualité de votre nuit n’en sera pas la même.

Gares centrales de hanoï, huế et saigon

Les principales gares ferroviaires, situées en cœur de ville, facilitent considérablement l’organisation de vos déplacements. La gare de Hanoï (Ga Hà Nội), à quelques minutes en taxi du Vieux Quartier, dessert la quasi-totalité des grandes destinations du pays ainsi que la ligne vers Lao Cai, porte d’entrée de Sapa. À Hué, la gare se trouve à proximité de la rivière des Parfums et permet de rejoindre facilement la cité impériale ou les tombeaux royaux en taxi ou en moto-taxi.

À Ho Chi Minh-Ville, la gare de Saigon est située dans le district 3, à environ 15 à 20 minutes de taxi du quartier touristique de Pham Ngu Lao. Gardez à l’esprit que ces gares peuvent être animées, voire un peu chaotiques en période de pointe, mais l’organisation reste généralement claire : panneaux explicites, écrans d’affichage et contrôle des billets à l’entrée du quai. Arriver 45 minutes à 1 heure avant le départ laisse le temps de trouver votre wagon sans stress, surtout si vous voyagez en famille ou avec des bagages volumineux.

Billetterie officielle vietnam railways et tarification dynamique

Pour acheter vos billets de train au Vietnam, plusieurs options s’offrent à vous. Le site officiel de Vietnam Railways permet de consulter les horaires et de réserver certaines liaisons, mais il demeure parfois peu intuitif pour les étrangers. Des plateformes comme Baolau.com ou 12go.asia simplifient considérablement la procédure, avec une interface en anglais ou en français, un paiement par carte bancaire et un billet électronique valable à présenter en gare. Beaucoup d’agences locales et d’hôtels proposent également un service de réservation moyennant une petite commission.

Les tarifs ferroviaires sont soumis à une forme de tarification dynamique : le prix varie en fonction du type de train, de la classe choisie, de la période (haute ou basse saison) et parfois du taux de remplissage. Réserver plusieurs jours, voire plusieurs semaines à l’avance pour les périodes de fêtes vous permettra de bénéficier de meilleurs prix et surtout de garantir une couchette dans la catégorie souhaitée. Comme pour l’avion, s’y prendre à la dernière minute peut vous obliger à accepter des places moins confortables, voire à repousser votre trajet au lendemain.

Transport routier longue distance : bus sleeper et open bus touristiques

Le réseau routier vietnamien complète le train et l’avion pour couvrir l’ensemble du territoire, y compris des zones non desservies par le rail. Les bus longue distance, qu’ils soient destinés aux locaux ou aux touristes, constituent souvent l’option la plus économique pour se déplacer au Vietnam. Le revers de la médaille ? Des trajets parfois longs, une conduite parfois sportive et des niveaux de confort variables selon les compagnies. Bien choisis, les bus peuvent toutefois s’avérer très pratiques, en particulier la nuit.

Compagnies sinh tourist, hanh cafe et futa bus lines

Parmi les acteurs les plus connus, The Sinh Tourist (anciennement Sinh Café) et Hanh Café dominent le marché des « open bus » touristiques, très appréciés des routards. Ces compagnies proposent des itinéraires prédéfinis entre Hanoï et Ho Chi Minh-Ville, avec des arrêts dans les principales villes d’intérêt : Hué, Hoi An, Nha Trang, Dalat, Mui Ne, etc. Vous pouvez acheter un billet global puis choisir vos dates au fur et à mesure, ou réserver chaque tronçon séparément.

Dans un registre plus local mais très professionnel, Futa Bus Lines (Phương Trang) s’impose comme une référence, surtout dans le sud et le centre du pays. Leurs bus sont généralement récents, climatisés et bien entretenus, avec des horaires fiables et un service client structuré. Pour un voyageur, opter pour une compagnie reconnue, c’est un peu comme choisir une chaîne d’hôtel plutôt qu’une pension inconnue : vous savez à peu près à quoi vous attendre en termes de confort et de sécurité.

Liaisons touristiques Hanoï-Sapa et ho chi Minh-Ville-Dalat

Certaines liaisons routières sont particulièrement populaires auprès des voyageurs. C’est le cas de l’axe Hanoï – Sapa, qui peut se faire soit en train jusqu’à Lao Cai puis en minibus, soit directement en bus de nuit. De nombreux opérateurs proposent des bus couchettes entre la capitale et la région montagneuse, avec un temps de trajet moyen de 5 à 6 heures. Pour ceux qui veulent maximiser leur temps sur place, passer la nuit dans un sleeper bus est une option intéressante, à condition d’accepter un sommeil parfois entrecoupé.

Dans le sud, la liaison Ho Chi Minh-Ville – Dalat est une autre route emblématique. Elle permet de passer de la chaleur humide de Saigon au climat plus frais du plateau central en 6 à 8 heures de route. Des compagnies comme Futa Bus ou des opérateurs touristiques locaux assurent plusieurs départs quotidiens, de jour comme de nuit. Là encore, lire quelques avis récents en ligne vous aidera à choisir un prestataire sérieux plutôt qu’un bus vieillissant et surchargé.

Bus couchettes VIP avec compartiments individuels

Ces dernières années, une nouvelle génération de bus longue distance dits « VIP » ou « limousine » a fait son apparition sur les principaux axes touristiques. Il s’agit de bus aménagés avec des couchettes individuelles, parfois en cabine fermée, offrant plus d’intimité, de confort et de calme que les sleepers classiques à trois rangées. On y trouve souvent le Wi-Fi, des prises électriques, de l’eau en bouteille et parfois même un écran individuel.

Les tarifs de ces bus VIP restent très compétitifs au regard du confort proposé, souvent entre 20 et 35 % plus chers seulement que les bus standards. Pour un trajet de nuit Hanoï – Hué ou Saigon – Nha Trang, l’investissement supplémentaire se traduit par un repos bien meilleur et une arrivée plus sereine. Vous hésitez entre économiser quelques euros ou bien dormir ? Sur un voyage de plusieurs semaines, quelques nuits confortables peuvent vraiment faire la différence sur votre niveau d’énergie.

Gares routières mien dong, mien tay et luong yen

Les grandes villes du Vietnam disposent de plusieurs gares routières, chacune spécialisée dans une zone géographique. À Ho Chi Minh-Ville, la gare de Miền Đông (Est) dessert principalement les destinations du centre et du nord, tandis que la gare de Miền Tây (Ouest) se concentre sur le delta du Mékong. Ces terminaux, situés en périphérie, nécessitent souvent un trajet en taxi ou en Grab depuis le centre-ville, ce qu’il faut intégrer à votre organisation et à votre budget.

À Hanoï, des gares comme Giáp Bát, Mỹ Đình ou l’ancienne gare de Luong Yen (dont les services sont désormais redistribués) assurent les liaisons vers le sud, le nord-ouest ou la baie d’Halong. La clé, pour ne pas se tromper, est de bien vérifier sur votre billet le nom de la gare de départ et d’y arriver au moins 30 minutes à l’avance. Ne soyez pas surpris si le bus ne part pas toujours à l’heure exacte indiquée : les départs peuvent être conditionnés au remplissage, surtout pour les petites compagnies ou les minibus régionaux.

Mobilité urbaine : taxis, grab et transport en commun métropolitain

Une fois arrivé dans les grandes villes vietnamiennes, la question se pose : comment se déplacer à Hanoï ou à Saigon au quotidien ? La circulation dense et l’apparente anarchie peuvent impressionner au premier abord, mais les solutions sont nombreuses et assez simples à utiliser. Taxis officiels, applications de VTC comme Grab, bus municipaux et, désormais, métros urbains constituent un arsenal complet pour parcourir les villes sans louer de véhicule.

Les taxis restent l’option la plus confortable, surtout si vous voyagez en famille ou avec des bagages. Privilégiez les grandes compagnies reconnues, telles que Mai Linh ou Vinasun, dont les compteurs sont fiables et les véhicules correctement entretenus. Vérifiez toujours que le compteur est bien enclenché au départ pour éviter les mauvaises surprises. Pour les trajets plus courts ou les budgets serrés, les bus urbains, bien qu’un peu déroutants au début, permettent de traverser la ville pour quelques milliers de dongs seulement.

Les applications de type Grab, Be ou Xanh SM ont révolutionné la mobilité urbaine au Vietnam. En quelques secondes, vous commandez une voiture ou un moto-taxi, le prix est fixé à l’avance et le paiement peut se faire en espèces ou par carte. C’est souvent la solution la plus simple pour les trajets aéroport-centre-ville ou pour se rendre à une gare routière éloignée. Vous hésitiez à prendre un moto-taxi dans le flot des scooters ? L’application apporte une sécurité supplémentaire grâce au suivi GPS, aux évaluations des chauffeurs et au numéro d’immatriculation enregistré.

Enfin, les métros de Hanoï et Ho Chi Minh-Ville commencent à jouer un rôle dans les déplacements urbains. La ligne Cat Linh – Ha Dong à Hanoï, et la ligne 1 Ben Thanh – Suoi Tien à Saigon, offrent une alternative rapide, climatisée et prévisible pour contourner les embouteillages. Les tarifs restent très abordables, avec des tickets simples ou des pass journaliers, et les panneaux en vietnamien sont souvent doublés en anglais pour faciliter la compréhension. À l’avenir, le développement du réseau métropolitain devrait encore simplifier vos déplacements dans ces mégapoles en constante expansion.

Location de véhicules : motos, scooters et voitures avec chauffeur

Pour ceux qui souhaitent gagner en autonomie et sortir des sentiers battus, la location de véhicules au Vietnam peut sembler tentante. Cependant, les spécificités locales en matière de réglementation et de conduite imposent de bien réfléchir avant de prendre le volant ou le guidon. La circulation est dense, les règles parfois flexibles, et les assurances des loueurs ne couvrent pas toujours les mêmes risques qu’en Europe. Il est donc crucial de choisir la bonne formule de location en fonction de votre expérience et de votre tolérance au risque.

La location de scooters ou de motos est de loin la plus courante chez les voyageurs. Dans la plupart des villes touristiques (Hoi An, Ninh Binh, Hue, Dalat, Phu Quoc…), vous trouverez des deux-roues à partir de 5 à 10 USD par jour. Avant de partir, vérifiez systématiquement l’état des freins, des pneus et des phares, et exigez un casque en bon état. En théorie, le permis de conduire international est requis pour conduire un deux-roues de plus de 50 cc, et votre assurance voyage doit explicitement couvrir la conduite de moto à l’étranger. En pratique, les contrôles sont variables, mais en cas d’accident, l’absence de permis ou de couverture d’assurance peut avoir de lourdes conséquences.

Dans les grandes villes comme Hanoï ou Saigon, louer un scooter reste déconseillé aux conducteurs peu expérimentés. Le trafic y est extrêmement dense, les intersections fonctionnent selon une sorte de « chaos organisé » qui déroute les non-initiés, et les risques d’accrochage sont réels. En revanche, dans les zones rurales ou les petites villes, un scooter peut devenir votre meilleur allié pour explorer les environs à votre rythme : rizières, villages, points de vue panoramiques… C’est un peu comme avoir une clé supplémentaire pour ouvrir des portes que les bus et les tours organisés ne franchissent pas.

Pour ceux qui préfèrent le confort et la sécurité, la location de voiture avec chauffeur est une option très répandue et étonnamment abordable. De nombreuses agences de voyage et hôtels proposent ce service à la journée ou au kilomètre, avec des tarifs généralement compris entre 50 et 100 USD par jour selon la catégorie du véhicule et la distance parcourue. Cette formule est particulièrement intéressante pour les familles, les petits groupes d’amis ou les voyageurs qui souhaitent combiner plusieurs sites en une seule journée sans se soucier de la route. Le chauffeur connaît les itinéraires, gère les péages et la circulation, et souvent partage même quelques anecdotes sur la région.

Transport fluvial et maritime : ferries du delta du mékong et liaisons insulaires

Impossible de parler de transport au Vietnam sans évoquer ses innombrables cours d’eau, canaux et voies maritimes. Dans certaines régions, notamment le delta du Mékong ou autour des îles, le bateau n’est pas seulement un moyen de transport : c’est une fenêtre ouverte sur la vie quotidienne des habitants. Embarquer sur un ferry ou une petite barque, c’est voir le pays sous un angle différent, au ras de l’eau, au rythme doux des vagues et des marées.

Dans le delta du Mékong, de nombreuses liaisons fluviales et maritimes relient les villes entre elles et permettent de visiter les marchés flottants, les vergers et les îles. À Cần Thơ, My Tho ou Châu Đốc, vous trouverez facilement des excursions en bateau à la demi-journée ou à la journée complète. Pour les trajets plus longs, des speedboats assurent la liaison entre Châu Đốc et Phnom Penh, au Cambodge, en 5 à 6 heures. C’est une alternative pittoresque et dépaysante à l’autocar, même si elle requiert un budget un peu plus élevé et une organisation plus précise pour les formalités de frontière.

Les liaisons insulaires jouent également un rôle clé pour rejoindre des destinations comme Phu Quoc, les îles de Nha Trang ou Cat Ba dans la baie de Lan Ha. Les ferries classiques transportent à la fois passagers et véhicules, tandis que des bateaux rapides (speedboats) réduisent significativement la durée de la traversée. Le niveau de confort et de sécurité varie selon les opérateurs : privilégiez les compagnies établies, vérifiez les horaires en fonction de la saison (les dessertes peuvent être réduites pendant la saison des pluies) et arrivez en avance au port, surtout pendant les jours fériés vietnamiens.

Autour de la baie d’Halong, de Lan Ha et de Bai Tu Long, les croisières organisées remplacent les simples ferries. Elles combinent généralement transport, hébergement et excursions (kayak, visite de grottes, baignade…). Pour un simple transfert Hanoï – Cat Ba, des billets combinés bus + bateau sont proposés par de nombreuses agences, ce qui simplifie grandement la logistique. Là encore, prenez le temps de lire quelques avis récents : un bateau un peu vétuste ou surchargé peut transformer une traversée idyllique en souvenir mitigé, tandis qu’une compagnie sérieuse fera de ce déplacement un moment fort de votre voyage au Vietnam.

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